dimanche 26 mai 2013
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Les remparts Gallo-Romain

A l’origine

Dès la protohistoire, le peuplement de Lescar semble s’inscrire dans un cadre pastoral. Lors des invasions romaines, les Beneharnenses, peuple de pasteurs et d’agriculteurs vivent en hameaux et villages. "Lascurris Beneharnensium" fut une cité gallo-romaine dès le Ier siècle après J-C, puis capitale de la peuplade des Beneharnenses au IVème siècle. Située dans la basse ville, la cité, plus communément appelée Beneharnum, fut rasée par les Normands en 841. Ce n’est qu’au Xe siècle, sous Guillaume Sanche, duc de Gascogne, que la cité commença une nouvelle existence sous le nom de Lascurris. Lescar, ancienne cité épiscopale fortifiée, s’élève sur les fondations de  Beneharnum. Il ne reste du passé qu’un léger mobilier de la protohistoire et de l’époque gallo-romaine, la ceinture des remparts antiques, des vestiges des remparts médiévaux : porte / tour de l’Esquirette, tour de l’Evêché et la cathédrale Notre-Dame.

Nom primitif

Le légende veut qu'après les invasions normandes de 841, Beneharnum est reconstruite sous le nom de Lascurris. Toutefois, à l'arrivée des Romains, un hameau dénommé Lascurris existait probablement à proximité du site. Lors de sa  nomination de cité administrative des Venarni, une des peuplades de la Novempopulanie, la ville s’est certainement appelée Lascurris Beneharnensium ou Civitas Beneharnensium. À sa reconstruction, Lescar aurait retrouvé son nom primitif.

Patrons de la ville

Il s’agit de Saint Julien, que la légende place comme premier évêque de Beneharnum, et de Saint Galactoire, authentique évêque de Beneharnum, martyrisé par les Wisigoths à Mimizan (Landes) en 507. Seul Saint Julien est fêté de nos jours, à la fin août à l'occasion des fêtes patronales.

Légende

Au Moyen Âge, Lescar fut une ville «septénaire» avec :
• 7 églises
• 7 portes
• 7 fontaines
• 7 tours
• 7 moulins
• 7 vignes
• 7 bois

La tour de l'évêché vue du LescourreL’Évêché

L’Évêché existait dès le Ve siècle avec une église cathédrale, Saint-Julien, dans la Basse-ville. Détruite par les Normands, rebâtie au XIIIe siècle, elle fut de nouveau détruite en 1569 par les troupes protestantes de Montgomery. Reconstruite une troisième et dernière fois au XVIIe siècle, seul le clocher pignon de l’église romane a semble-t-il survécu. Saint-Julien ne fut donc cathédrale que durant la deuxième moitié du premier millénaire.
Au Xe siècle, il subsistait dans la Haute-ville un baptistère dédié à Saint-Jean-Baptiste. Un soldat repenti, "Loup-Fort", construisit à sa place une chapelle et un monastère sous le vocable de «Sainte-Marie». En 1062, la chapelle fut consacrée cathédrale et devint le nouveau siège de l’Evêché. Sous la  Révolution, en 1791, il fut supprimé et rattaché à celui de Bayonne en même temps que celui d’Oloron Sainte-Marie.

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